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Prix en art actuel du MNBAQ 2025

13 février 2025 au 21 avril 2025

Engagés auprès des artistes d’ici, le MNBAQ et sa Fondation, en partenariat avec RBC Fondation, présentent une importante exposition collective mettant en lumière les œuvres récentes d’Eruoma Awashish, de Rémi Belliveau, de Michelle Lacombe, d’Anne-Marie Proulx et de Santiago Tamayo Soler. Ces cinq artistes sont les lauréats de la nouvelle édition du Prix en art actuel du MNBAQ. Provenant d’horizons variés, ils incarnent l’effervescence de la scène artistique québécoise contemporaine.

 

Une riche exposition collective

 

Cette aventure plurielle propose d’explorer cinq univers foisonnants. Les thèmes du territoire, de la culture, de la migration et de l’identité s’inscrivent au cœur de la démarche artistique des artistes. La nature n’est jamais très loin, s’exprimant dans toute sa splendeur, dans une œuvre historique ou encore dans des paysages transformés par l’humain. Elle est aussi évoquée à travers la littérature ou encore par des cartes postales numériques.

Les artistes lauréats vous surprendront par la diversité de leurs approches et par la richesse de leurs parcours. Leurs pratiques, allant de l’installation à la vidéo, en passant par la photographie, incluent également la peinture, le body art et la musique.

 

Découvrez celles et ceux qui constituent l’avant-garde de l’art actuel au Québec et votez pour votre coup de cœur de l’exposition.

 

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    Photo : Louis Hébert, MNBAQ

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    Installation Michelle Lacombe Photo : Louis Hébert, MNBAQ

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    Installation Eruoma Awashish Photo : Louis Hébert, MNBAQ

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    Installation Anne-Marie Proulx Photo : Louis Hébert, MNBAQ

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    Installation Rémi Belliveau Photo : Louis Hébert, MNBAQ

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    Installation Santiago Tamayo Soler Photo : Louis Hébert, MNBAQ

 

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Portrait des cinq artistes lauréats

 

Sélectionnés par un jury sur la base de l’excellence, du caractère soutenu et de la pertinence de leur production, ces artistes profitent d’une visibilité exceptionnelle en plus de recevoir un montant de dix mille dollars (10 000 $) chacun. De plus, pendant l'exposition, un second jury se réunira afin de déterminer une personne gagnante parmi les cinq finalistes de 2025. Le travail de cette artiste fera l’objet d’une publication monographique à paraître en 2026 et d’une acquisition d’œuvres pour les collections du Musée.

 

Eruoma Awashish


Eruoma Awashish est une Atikamekw Nehirowisiw qui a grandi dans la communauté d’Opitciwan. Elle est mère et artiste engagée. Maintenant établie au Pekuakami (Lac-Saint-Jean), elle travaille dans son atelier, qui se trouve dans la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Titulaire d’un baccalauréat interdisciplinaire en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi, elle s’intéresse à la peinture, à l’installation, à la performance, à la vidéo, à la sérigraphie et à la danse traditionnelle. La décolonisation du sacré est au cœur de sa pratique.

Empreint de spiritualité et de symbolisme, l’art d’Eruoma Awashish est souvent conçu comme une offrande. Nimisak otci / Pour mes sœurs (2025), l’installation présentée au sol, en est un exemple éloquent. L’artiste explore le métissage et la métamorphose, allant jusqu’à combiner la spiritualité autochtone et la religion chrétienne. Les auréoles sont aussi fréquentes dans ses œuvres, qui intègrent aussi des taches abstraites et des effets de symétrie inspirés du test de Rorschach (1921).

Dans la vidéo onirique Kiwew/Elle entre chez elle, la fille de l’artiste, Onimskiw, court dans les bois. Ainsi l’enfant rejoint-elle ses sœurs disparues, certaines cruellement, au cœur du territoire de ses ancêtres. La forêt, souvent perçue comme menaçante dans l’imaginaire occidental, devient un lieu d’apaisement, d’accueil et de protection.

 

Rémi Belliveau


Rémi Belliveau est un.e artiste interdisciplinaire et un.e musicien.ne d’origine acadienne, de Belliveau-Village (vallée de Memramcook, Nouveau-Brunswick), un hameau acadien situé sur le Mi’kma’ki, territoire ancestral non cédé du peuple Mi’kmaq. En 2021, iel a été finaliste pour le prix Sobey pour les arts dans la région de l’Atlantique et a figuré sur la longue liste en 2024 pour le même prix.

Rémi Belliveau s’intéresse à l’héritage culturel acadien, dans lequel iel a baigné.e toute sa vie. Entre fiction et référence historique, Belliveau développe depuis 2018 un projet de longue haleine autour de Joan Dularge, musicien.ne phare du rock progressif acadien des années 1960 et 1970, dont l’existence est entièrement fictive et créée par l’artiste.

Filmé dans les vestiges du Fort-Beauséjour, à Aulac, au Nouveau-Brunswick, L’Empremier Live à Beaubassin (1970) s’inspire de Pink Floyd: Live at Pompeii (1972). Avec des reprises psychédéliques de chansons telles que Le mitan du siècle qui s’en vient de Beausoleil Broussard ou La ballade de Jackie Vautour de Zachary Richard, Belliveau crée un mythe, une fiction historique où résonne une identité singulière et changeante, à la fois celle de l’Acadie et la sienne, queer.

 

Michelle Lacombe


Michelle Lacombe vit et travaille à Montréal. Depuis l’obtention de son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia en 2006, elle a développé une pratique singulière en art corporel, à l’intersection des arts visuels et de l’art action. Elle est lauréate de la bourse Plein sud 2015 et a présenté son travail à la Biennale Art Encounters en Roumanie en 2017. Elle est par ailleurs coordonnatrice du festival VIVA! Art Action, à Montréal.

La pratique de Michelle Lacombe se situe à la frontière de l’action et du dessin. Son travail, tourné vers le body art, explore son propre corps, sa place dans la société et dans l’histoire. Son corps devient le site d’une transformation contrôlée ayant des références symboliques, historiques et formelles. Ce processus se manifeste souvent par le dessin, sous forme de tatouages ou de scarifications, auxquels elle attribue des valeurs positives et salvatrices.

Dans Bartolo di Fredi’s Bloody Gash: la césarienne et la chute de l’homme, Lacombe s’inspire directement de l’histoire de l’art, reprenant un tracé vu dans une fresque italienne du 14e siècle. Elle puise aussi dans la science, évoquant l’histoire de la césarienne, dont les premiers chapitres sont marqués par des atrocités. L’artiste présente ainsi le corps féminin comme le lieu d’une tension entre science et religion, tout en cherchant à reprendre le contrôle de son propre corps par une action volontaire. Entre peinture, photographie et installation, cette œuvre s’inscrit dans le jardin d’Éden peint jadis par un artiste masculin qui a choisi de représenter la femme comme l’avenir de l’homme.

 

Anne-Marie Proulx


Anne-Marie Proulx vit et travaille à Saint-Roch-des-Aulnaies et à Québec. Elle est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia, à Montréal, où elle a également obtenu un baccalauréat en arts visuels commencé au Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD), à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Elle a présenté de nombreuses expositions personnelles et collectives au Québec et à l’international. Son livre photographique Le jardin d’après a été publié aux Éditions LOCO en 2021.

Anne-Marie Proulx disperse la photographie dans des installations, transmettant les récits de ses lectures, expéditions et rencontres. Inspirée librement du parcours de Flora Fontanges – personnage au cœur du roman Le premier jardin d’Anne Hébert (1988) – l’installation photographique Être encore (2024-2025) rassemble des images et des textes qui sont le fruit d’une relecture de l’ouvrage.

L’œuvre propose de nouvelles pistes à partir du voyage littéraire de Fontanges et de la traversée transatlantique réelle de l’artiste. Ce n’est pas un hasard si le motif de la fenêtre est présent dans cette installation, à proximité d’un miroir abîmé par le temps. Ces images semblent basculer comme ont tangué les bateaux qui ont porté l’artiste et l’héroïne du roman, reflétant le vertige de toute quête identitaire.

 

Santiago Tamayo Soler


Installé à Montréal, Santiago Tamayo Soler est né à Bogotá, en Colombie, en 1990. Artiste multidisciplinaire, il est formé en art de la performance et en cinéma. Il est titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia. Lauréat du prix EDAA 2023 (Emerging Digital Artists Award), présenté par EQ Bank et Trinity Square Video à Toronto, il a également été artiste en résidence en 2024 au Musée des beaux-arts de Montréal, à l’occasion d’Empreintes, qui soutient les artistes émergents issus de la diversité culturelle montréalaise. Postales a été produite à cette occasion. Santiago Tamayo Soler crée des univers numériques où il intègre des éléments d’archives échantillonnés, comme la vidéo, la photographie et des images trouvées en ligne. Ces environnements virtuels explorent l’identité latino-américaine à travers le prisme de la diaspora.

Avec Postales, l’artiste présente une série de quatre cartes postales hybrides illustrant des éléments de paysages et de géographies canadiens et colombiens. Ces nouveaux paysages proposent une vision de l’immigration colombienne au Canada, où l’artiste explore la transition subtile entre ces deux situations. Ces cartes postales, adressées à sa famille en Colombie, relatent des moments clés de son expérience migratoire.

Dans une vidéo représentant une version animée de ces paysages, l’artiste invite les membres de la diaspora colombienne à raconter des souvenirs marquants de leurs premières années au Canada. En réunissant ces récits et ces paysages, il leur offre un « foyer » permanent symbolique et célèbre leur importance au sein de la communauté colombienne grandissante au Canada.

 

Un prix unique au Canada

 

Seule distinction en art actuel au pays qui allie exposition, bourse, publication et acquisition, le Prix en art actuel du MNBAQ vient combler un besoin de reconnaissance et de diffusion de l’art actuel auprès du grand public, en plus d’offrir un soutien aux artistes et au développement de leurs carrières. Ce prix vient confirmer la volonté du MNBAQ d’exercer un rôle de leader en art du Québec, en encourageant les artistes les plus prometteurs et en les accompagnant dans leur cheminement.

Depuis sa création en 2013, grâce à la généreuse contribution de la Fondation RBC au Musée national des beaux-arts du Québec et à sa Fondation, quatre artistes québécois ont vu leur travail rayonner de façon exceptionnelle : Diane Morin (2015), Carl Trahan (2017), Numa Amun (2019) et Stanley Février (2021). En 2023, une nouvelle mouture du Prix permettait désormais à cinq artistes d’être couronnées : Maria Ezcurra, Anahita Norouzi, Celia Perrin Sidarous, Eve Tagny et Sara A.Tremblay. Anahita Norouzi a été couronnée grande gagnante de cette édition, recevant, en plus d’une bourse et une participation à l’exposition collective, une publication et l’acquisition de ses œuvres pour la collection du MNBAQ.

 

Ils en parlent

 

«Le visiteur découvrira autant des projections vidéo que des peintures, des installations, des photographies et de la musique.» – Valérie Cloutier, Téléjournal Québec, Ici Radio-Canada

«Des espaces où dialoguent abondamment identités et paysages.» – Léa Harvey, Le Soleil

 

 

Crédits

Photos de gauche à droite : Anne-Marie Proulx  © Photo Marcin Sz et Marie Claude Tremblay // Michelle Lacombe // Rémi Belliveau // Eruoma Awashish © Photo Nadya Kwandibens // Santiago Tamayo Soler
Eruoma Awashish Photo : MNBAQ, David Cannon
Rémi Belliveau 
Photo : MNBAQ, David Cannon
Michelle Lacombe Photo : MNBAQ, David Cannon
Anne-Marie Proulx Photo : MNBAQ, David Cannon
Santiago Tamayo Soler Photo : MNBAQ, David Cannon

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